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vendredi 13 août 2010

Petit precis de geographie locale: la Malaisie

Voilà trois week end que je vous raconte mes escapades en Malaisie, mais je realise qu'il manque une carte dans tout ça!!

Petit rappel: je suis allée à Malacca, dans les Cameron Highlands et enfin à Kuala Lumpur le week end dernier... Les destinations sont encadrées en rouge!

Pour ceux qui seraient séduits par la Malaisie, sachez qu'il y a encore énormément de choses à y faire: l'une des dernières forêts primaires du monde, des îles paradisiaques, dont certaines s'offrent la réputation de plus beaux spots de plongée du monde, etc...
Les gens sont curieux et souriants, et ce qui ne gâche rien, les vols pour KL sont plutôt bons marchés.

PS: je ne fais partie d'aucun tour opérateur spécialiste de la Malaisie. Cet article n'est donc pas à vocation commerciale, mais je veux bien me glisser dans votre valise pour repartir! Figurez vous que, honte à moi, je ne suis toujours pas allée su l'une de ces palges paradisiaques... Rendez vous à Bali dans un mois!






mardi 10 août 2010

Panorama des fruits exotiques...

Chose promise, chose dûe. Je vous emmène à Chow Kit Market, au Nord de KL, à la découverte des fruits exotiques, dont certains vous sont peut-être inconnus... Je vous épargne les bananes et autres noix de coco qui courent pourtant les rues. Mais vous savez bien sur à quoi cela ressemble!

Allez zou, c"est parti!
Commencons par le Mangoustan. C'est un fruit arrondi violet foncé, de la taille d'une balle de golfe, à la peau épaisse et très amère (qui ne se mange pas!). Coté gout, ses 5 à 6 quartiers sont un pur mélange de sucré et d'acide. Je vous le confesse, c'est l'un de mes préférés...


Ce fruit est de la famille des litchi, légèrement plus sucré, mais impossible de retrouver son nom...
PS: c'est bon, c'est trouvé. Leur petit nom est LONGON (Merci aux filles de ma collègue!)






Le ramboutant appartient lui aussi a la grande famille des litchis. Il en existe plusieurs sortes, plus ou moins "poilues" et colorées. Pour ma part, je les trouve plus beau que bon... mais je ne suis pas une adepte des litchis!







Le Durian est probablement le fruit le plus atypique et le plus célèbre des fruits d'Asie du Sud -Est. Il fera l'objet d'un prochain article, dès lors que j'y aurai goûté.







Le snake fruit tire son nom de sa peau écaillée, telle celle des serpents. Originaire d'Indonésie, on ne le trouve que très rarement sur les étals des pays alentours. Sa chaire est ferme et croquante, son goût difficilement descriptible. A la première bouchée, il laisse un goût âpre sur la langue. Son goût s'améliore à chaque bouchée, de telle sorte qu'on oublie vite cette sensation étrange... Essayé ce week end et définitivement adopté!







Le dragon fruit est reconnaissable par sa belle peau rose, et ses "cornes". Lorsqu'on le découpe, il est soir rose fushia, soit blanc, avec des pépins comme ceux du kiwi. Ils se marient d'ailleurs très bien en jus de fruits frais (mon péché mignon de Singapour!).


A sa gauche, un petit fruit rond, lui aussi découvert ce week end. Je ne saurais pas vous décrire son goût, mais je peux juste vous dire qu'il est succulent!


Pour finir, derrière les dragons fruit, vous voyez des boules oranges. Ce sont des grenades, utilisées en Inde dans les plats salés, parfois pressées en jus. Je les trouve un peu trop acipides...





Pour finir, le faux ami de cette tournée gastronomique... On dirait bien des poires. C'est rouge,ça devrait être sucré... Grossière erreur! Ce fruit n'a absolument aucun goût. Je cherche encore à quoi il peut servir... Si vous aviez vu la tête du marchand lorsqu'il m'a vu croquer dedans!




Pour le reste, on trouve aussi les fruits de "chez nous". Considérés ici comme exotiques, il sont hors de prix! Vivement les pêches du jardins!!






Petronas Tower: vous avez dit des tours??

Emblème de Kuala Lumpur s'il en est, il fallait donc que j'ai voir les Petronas. Les quoi??

Les tours jumelles Petronas, construites en 1998, sont restées jusqu'en 2004 les tours les plus hautes du monde,, jusqu'à ce que Dubaï viennent mettre son nez là-dedans... Avec 452 mètres et 88 étags, elles restent encore aujourd'hui les plus hautes tours jumelles.

Bon, bah voilà, tout est dit. Ce sont deux building méga-hauts, et alors??? Voilà ce que je pensais avant de les voir.

Samedi soir, promenade nocturne dans les rues animées du centre ville. La curiosité me taraude, et je me dirige à pas feutrés vers ce monument... Au détour d'un carrefour se dévoile devant moi une élégante tour filiforme, parée de sa robe de diamants... Est-elle seule, elle aussi, à déambuler dans les rues de la ville? Bientôt, sa jumelle apparait. Les deux dames de cristal surplombent la ville dans leur parure de lumière. Elles laissent sans voix les badauds ébahis.







Reliant les deux tours, le Skybridge domine la ville depuis le 41ème étage. 1800 billets sont offerts gratuitement chaque jours ax visiteurs matinaux, sauf le lundi, jour de fermeture. Et devinez quel jour j'ai voulu y aller?? Ce sera donc pour une prochaine visite à Kuala Lumpur...



Ci-dessus le reflet des tours dans une fontaine...


A l'intérieur des tours, un immense centre commercial, regroupant les plus prestigieuses marques et créateurs...

Il n'aura pas fallu moins de 6 ans , 36910 tonnes d'acier et 160 000 m3 de béton
pour ériger ces deux tours.Pour l'anecdote, les 32 000 fenêtres de l'édifice prennent près de 2 mois pour être nettoyées!


Parlons un peu de l'architecture. La Malaisie est un pays musulman, ce qui se traduit dans la structure des bâtiments. Chaque étage forme une étoile à huit points, caractéristique de l'architecture traditionnelle malaise. Au sommet, des "boules" rappellent le sommet des minarets musulmans.


Un dernier mot sur l'entreprise Petronas, qui a donné son nom aux tours. Crée en 1974, la Petroliam Nasional Berhad reste aujourd'hui encore une entreprise publique. Elle
exploite essentiellement les gisements pétroliers et gaziers de Malaisie situés en mer de Chine Méridionale. Et on peut dire que le business se porte plutôt bien...




















Kuala Lumpur: cette fois c'est bon!

Fête Nationnale oblige, ce lundi était férié. Une excellente occasion d'enfiler le sac-à-dos, de sauter dans mes hollandaises, direction KL (prononcer Kà èllll) comme on dit ici.

Sauf que je n'étais pas la seule à avoir cette idée, et j'ai eu in-extremis la dernière place du dernier bus pour partir, après avoir fait près de 5 compagnies différentes avant d'en degoter une. Je me suis même acheté le retour, histoire d'être sûre de pouvoir rentrer!
Après tout ce que j'avais entendu dire sur KL, je dois dire que je n'en atendait plus grand chose... Et pourtant, j'ai pris plaisir à déambuler dans cette cité turbulante et désordonnée. Peut-être est-ce le contraste avec la bien trop sage Singapour qui m'a charmé, toujours est-il que je serais bien restée encore un peu.


Vombrissante, décapante, chaotique... Tant d'adjectifs pour une même ville. Ici, les autoroutes aériennes surplombent les voies de chamin de fer. Là le trottoire disparait pour laisser la place à uen voie rapide. Et les piétons là dedans?? Court petit bonhomme avant que ton feu ne passe au rouge. car même vert, tu risque de te faire écraser malheureux piéton que tu es ... En même temps, comment voulez_vous qu'ils s'y retrouvent, les malheureux?




Kuala Lumpur est une ville qui semble s'être fait dépasser par les infrastructuresles immeubles ont poussé sans plan d'urbanisme, et les voies de communication ont suivi, à moins que ce ne soit l'inverse...



Et le pompon, vous savez quoi?? Les transports en commun. Les lignes de métro ont été construites par des entreprises différentes, donc il n'y a aucune coordination entreles lignes, aucune correpondance. il faut parfois marcher pendant plusieurs centaines de mètres pour changer de ligne... Organisés vous dites?




Regardez le MRT (MonoRail Train), il n'est pas mignon? Par contre, vue de l'intérieur il est extrèmement étrange ce métro. Qui dit monorail dit un seul rail, et donc on a l'impression de léviter au dessus de la ville... Etrange je vous dis!

Un dernier mot sur le climat... Bon, bah comme à Singapour mais en un peu moins humide. Photo à l'appui.







mercredi 4 août 2010

Cameron Highlands: la route du thé

L'essentiel de la production de thé de Malaysie est produite ici, dans les Cameron Highlands, et connue sous le nom de Best Of Highlands (B.O.H). Le relief s'étend entre 1100 et 1700 mètres d'altitude, offrant ainsi un climat doux toute l'année. Il fait 8 à 10 degrés de moins qu'n bord de mer, entre 15 et 25 degrés la journée, jamais en dessous la nuit. L'atmosphère est délicieusement British, et on se sent transporté bien loin de l'Asie du Sud-Est.

Après avoir pique-niqué au milieu des plantations maraichères, direction une plantation de thé, 7 kilomètres plus haut. Que dire de plus que ce que les photos offrent déjà?












Un petit mot peut-être sur la fabrication du thé? Il est tard, je vous complèterai l'article demain...











Crapahutage dans la junggle

Dimanche matin, 9h00, je retrouve Line, la francaise rencontrée sur Internet. Nous avons finalement passé la soirée du samedi ensemble, bien décidées à nous retrouver le lendemain pour de nouvelles aventures.


Tiens, au fait, une petite buzerie pour la route? On dîne, on bavarde, et c'est à une heure assez tardive (pour les malais qui se couchent tôt) que je regagne ma Guest House. Comme je vous l'ai dis, j'ai laissé mon bagage à la consigne de l'hotel. Bien oui, mais à 22h, il n'y a plus personne à la réception! Mon pyjama est enfermé à clef dans le placard, et personne pour le libérer!! Un couple d'anglais adorable arrive à ce moment là, le monsieur saute sur son téléphone et appelle la réception. 10 minutes plus tard, je récupère mon bien. Ouf, je peux aller me coucher: j'ai un pyjama!

Une carte entre les mains, nous partons à l'assaut de la forêt primaire malaise, autrement dit, la junggle. Nous avons fait le plein d'eau et de provisions, et nous entamons la première partie du parcours, dallée et balisée. Pas vraiment la junggle tout ca. Passé un petit portillon, le sentier se transforme en chemin étroit, bordé de bananiers, fougères et autre végétation luxuriante. Les oiseaux aux couleurs chatoyantes virevoltent autour de nous, des papillons de près de 10 cm d'envergure voltigent au dessus de nous. Soudain, un serpent traverse juste devant nous. Oui, un serpent long et fin,presque noir... Sauve qui peut!! On fait un bond en arrière, comme si la bête allait nous courrir après... Vous vouliez de l'aventure?? Et bien vous etes servies mesdemoiselles, vous aussi fidèles lecteurs!! Puisque la peur n'évite pas le danger, que le lonely planet ne rapporte aucune info à ce sujet, et vu qu'on a déjà fait un bon bout de chemin, nous nous armons d'un bâteau pour faire fuir d'éventuelles créatures indésirables.

Le chemin est plus ou moins bien dégagé. Il nous faut enjamber une multitude de troncs qui jonchent le chemin, ce qui nous vaut de bonnes tranches de rire! Soudain, plus de chemin, et près de 3 mètres de dénivellé pour rejoindre le sentier en contrebas, sur de la terre glissante. Qui dit Junggle dit Tarzan, et qui dit Tarzan dit ... liane! Nous, on a fait sans Tarzan, mais la liane était fort utile! La photo est à venir, ce n'est pas moi qui l'est prise. Mais promis, vous me verez descendre le chemin avec la liane!
Après trois heures de crapahutage, sur un sentier accidenté, nous atteingons la route. Pour être tout à fait hônnete, la balade ne devait durer que 2 heures, mais on a passé beaucoup de temps à effrayer les éventuels serpents!
Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons à une plantation de fraises. Des fraises en Malaisie?? Et bien oui, la douceur du climat et le taux d'humidité raisonnable qui y règne font des Cameron Highlands un terrain propice à la culture maraichère.
En bonnes françaises que nous sommes, difficile de mettre toutes les fraises dans le panier, et on aurait plutot tendance à faire 50/50 d'ailleurs...


PS: Avant de recevoir vos commentaires effrayés, ne vous inquiétez pas. J'étais bien dans la junggle, mais pas au milieu de nulle part, et sur un sentier référencés sur toutes les cartes et dans tous les guides! Meme si la plupart des touristes se laissent porter par les tour-opérators...






Cameron Highlands, entre irréel et féérie

6h30, j'ouvre à peine les yeux, fatiguée par une nuit qui n'en était pas vraiment une. Dehors, le spectacle est à couper le souffle. Les premiers sommets des Cameron se détachent, noirs, sur un ciel grisonnant. Un épais brouillard masque des pents entiers de la montagne. Le spectacle est presque fantasmagorique, irréel. Je me croirais projetée au coeur d'un roman noir du XIXème siècle, au centre d'un tableau mélancolique, seule dans cet univers à vous glacer le sang, et pourtant tellement beau. Je reste un moment à contempler ce paysage, sans avoir la force de saisir mon appareil photo. Quelle piètre reporter je fais...

Après une halte prolongée à 10km seulement de Tanah Rana, ma cité de villégiature, nous arrivons enfin. Il est 10h30. J'avais rendez vous avec Line, une francaise rencontrée sur internet pour prendre le petit déjeuner. Mais j'ai déjà plus de 3 heures de retard, elle n'a pas de portable. Je me fais uen raison, ce ne sera pas pour cette fois. Après avoir déposé mes affaires à la consigne de l'hôtel, je pars en quête de l'office du tourisme, afin de réserver un tour pour l'après midi et pour le lendemain. Puisque je ne retoruverai probablement pas ma camarade d'un week end, il faut bien que je profite de ces paysages somptueux, et les sites sont trop loins pour pouvoir les faires à pieds, dixit le Lonely Planet (LP pour les intimes).

A l'office du tourisme, je sympathise avec l'employée, une Malaise adorable, qui me propose de la suivre pour déjeuner. On discute de nos cultures, de nos différence, de nos vies, de tout et de rien. Elle me fais découvrir la cuisine Malaise, d'une étonnante diversité, choisit pour moi les mets les moins épicés. Elle refuse que je paie quoi que ce soit, et sans même que j'ai le temps de réagir m'emène découvrir sa ville. Elle est mariée depuis plus d'un an, et ils viennent d'avoir un bébé. Elle est tellement souriante et sympathique! Plus encore que les paysages, ce sont les rencontres qui scellent les souvenirs, construisent les voyages. Il est déjà l'heure qu'elle retourne travailler...

Vue sur les rues de Tanah Rata

Ma vendeuse préférée de Banana Fried, beignets de bananes dont il ne faudrait surtout pas abuser...


Je vous épargnerais ma pathétique excursion organiséee de l'après midi. Décidément, les voyages organisés, ce n'est pas fait pour moi. Sortie très business et bien orchestrée pour faire sortir les porte-monnaies... P

Mon week end aux Cameron Highlands: fallait bien des buzeries!

Il fallait bien que je vous raconte mes aventures dans les Highlands de Malaisie. Un court séjour haut en couleurs, en rencontres, en sourires. Un week end qui, a lui seul, justifie les 12 longues heures de bus... Comme tout bon week end qui se respecte, il étai plein de buzeries... J'espère que vous prendrez autant de plaisir a lire ce récit que j'en ai eu à le vivre.
En parlant buzeries, tout commence vendredi après midi. Pour la première fois, j'ai réservé ma guest house pour la nuit, histoire de ne pas me retrouver le bec dans l'eau. Voilà plusieurs mails que j'envoie pour m'assurer que ma réservation a bien été prise en compte, sans réponse. Et pour cause, l'auberge l'a annulé sans m'en avertir. Youpiyou!! Après leur avoir passé un savon par telephone et en anglais, je trouve une solution de rechange. Ouf! C'est arrangé!

21h30, direction la gare routière..; C'est étrange, j'ai comme l'impression que j'ai oublié quelque chose. Pourtqnt j'ai bien mon passeport, de l'argent, mon pyjama... ah, si, j'ai oublié ma serviette de toilette!! Bon, c'est partie, course poursuite dans le thai supermarket, a la recherche désepsérée de ma serviette. Tous les commerces sont déjà fermés, sauf un. Le dernier ouverts, et devinez ce qu'il vend??? Du linge de maison!! Elle est pas chanceuse la bubuze??

22H10, je monte dans le bus. Et là, comme si je n'avais pas eu assez d'émotion pour la soirée, j'ai le seul bus du siège qui ne s'incline pas! Il fallait donc que ca tombe sur moi? Etonnant d'ailleurs... Ni une ni deux je file à l'office, porter réclamation. Et bien devinez quoi?? Je suis surclassée dans l'autre bus au départ pour les Cameron, celui que je n'avais pas pris car trop cher! Elle n'est pqs belle la vie??
Il faut dire que je vais passer les 12 prochaines heures dans le bus, il a plutot intéret à etre confortable. Pour preuve: personnal intertainement, hotesse, en-cas fournis et surtout, siège complètement inclinable!!




Enfin, les portes se ferment, le bus démarre. Dans 12 heures, je trouverai la fraîcheur et la quiétude des Cameron...

mardi 27 juillet 2010

Malacca: Chinatown (2/2)

Levée à l'aube, je me lance à l'assaut de Chinatown, quartier le plus animé de la ville. A l'évidence, la ville dort encore. Les volets s'ouvrent peu à peu, les touristes dorment encore... Déjà les petites échoppes préparent la cuisine qui sera servie aux gourmets de toutes heures.





Malacca possède le plus vieux temple boudhiste de Malaysie. Chaque jour, dès l'aube, des milliers de croyants viennent brûler de l'encens et offrir prières et offrandes aux dieux




Un autre temple, thaï cette fois.



Dans les ruelles étroites, de superbes maisons traditionnelles offrent aux visiteurs ébahis leurs somptueuses décorations, vestiges d'un passé riche et glorieux



La ville est aujourd'hui classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO, même si sa beauté n'égale pas celle d'autres cités classées. Peut-être est-ce un moyen de préserver le l'authenticité des lieux... ou de faire venir les touristes aisés...
Il est déjà pour moi l'heure de rejoindre Melaka Sentral. Week end impovisé et bien trop court dans cette cité chargée d'histoire...

Malacca (1/2)

Après deux articles de blabla, ne vous inquiétez pas, les photos arrivent.
18h45, arrivée a Malacca Sentral (oui oui, avec un S), la gare routière de cette ville hyper touristique, prisée des Singapouriens et des Kuala-Lump...ourais(?) en week end... Et ca, je n'y avais pas pensé!

Opération "billet-de-bus-retour". Ah? Plus de places pour rentrer a Singapour demain soir? Plus du tout du tout? Et dans l'après midi? Euh... le midi? Une derniere place dans le bus de 12h? JE PRENDS!!! Bon, 19h - 12h, c'est un peu courts, mais on va faire avec hein!


Après avoir bien silloné à la recherche d'une chambre d'hotel, il me reste une pleine soirée a passer à Malacca.




Le samedi soir, un immense marché nocturne envahi les rues de Malacca. On y trouve de tout ou presque. De superbes boutiques de vetements et accessoires ouvrent leurs portes jusqu'à tard le soir ainsi que des vendeurs de souvenirs ou de nourritures à emporter.Chinatown revêt alors un visage bien différent de la quiétude que je lui trouverait le lendemain, au petit matin...

Un peu d'histoire...


Malacca, ou Melaka en malais, est la plus ancienne ville de Malaisie, fondée aux alentours de 1400 sur les bords de la mer de Chine. Malacca est une oasis culturelle, puisque s'y sont tour à tour succédes les colons portugais, hollandais et brittaniques. Dans le même temps des migrants chinois et indiens venaient alimenter le creuser cuturel de cette ville ouverte sur le monde. Sur la route entre l'Europe et la Chine, Malacca est rapidement devenu une place de commerce de la plus haute importance. Bientôt supplanté par sa voisine Singapour, elle a tout de même donné son nom à l'un des détroits les plus empruntés au monde: le détroit de Malacca.


Les différentes cultures présentes à Malacca ont laissé sur leur passage des empreintes architecturales diverses.


La tour de l'Horloge

L'Eglise Saint François Xavier


L'Eglise Saint Paul, vaste sanctuaire ouvert aux quatre vents, avec une presque-vue sur le détroit de Malacca



Autre aspect culturel de Malacca: ses touk touk, plus hurluberlus les uns que les autres, au kitsh tapageur. Petite surprise, de nuit ils ont des guirlandes lumineuses et diffusent de la musique!



"Passer la frontière", mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?

Etrange question me direz-vous? Tout le monde s'est bien ce qu'est une frontière. Question idiote donc! Idiote, tant que ça? Pas si sur...

Une frontière est une ligne imaginaire séparant deux territoires, en particulier deux Etats souverains. A l'origine, la frontière relève d'un sens militaire, marquant la zone de contact avec l'ennemi. Avec l'émergence des Etats-Nations apparait la notion de frontière politique, qui sépare deux territoires, et se caractérise par la présence d'une démarquation entre les deux. La frontière est alors associée à un système de contrôle, plus ou moins explicite, notament par le biais des postes frontières.

C'est à ce moment que je flotte en plein inconnu.
En digne fille de l'espace Schengen, le seul passage de frontière que je connaise est celui qui intervient à la descente de l'avion en arrivant à l'étranger, ou bien la sortie de l'UE vers un pays limitrophe. Et je dois dire que là, je flotte en plein inconnu... Fallait bien que je vous raconte ça!

Après une heure et demi de trajet, le buis arrive au poste-frontière de Woodlands, seul passage terrestre pour quitter Singapour. Tous les voyageurs descendent, je suis le mouvement, sans vraiment savoir où je vais (bah oui, faut faire quoi maintenant??). Je suis les panneaux, à la hâte puisque tout le monde court (ou presque).
J'emprunte la file "All passports", ce doit être pour moi. Lorsque mon tour arrive, je présente mon passeport, et le douanier me réclamme une petite carte blanche, la partie restante de la grande feuille cartonnée que j'avais remis à mon arrivée sur le territoire singapourien. Heureusement que je 'avais gardée celle-là, car personne ne m'avait dit de la conservée!! Sinon j'aurais été considérée comme séjournant illégalement sur le sol singapourien, et là... premier avion pour Paris, avec pertes et fracas!

Une fois mon tampon de sortie apposé sur mon passport, je prie très fort pour que le bus m'ait attendu de l'autre côté... Ouf, il est là!

On redémarre.. Le bus traverse un long pont joignant la Malaisie. Interdiction de prendre des photos ou de débarquer les passagers. Nous avons quité Singapour, mais ne sommes pas encore arrivés en Malaysie. A qui appartient ce territoire? Je suppose que c'est soit un territoire de droit commun, soit un no-man's land...

Au bout du pont, le bus nous débarque à nouveau, nouvelles formalités, nouveau feuille cartonnée a remplir, nouvelles questions à répondre, nouveaux tampons sur le passeport. Et on remonte dans le bus, cette fois on est bel et bien partis!

Presque une heure de formalités, de signatures, et de file d'attente. Plus encore au retour, pour l'entrée a Singapour. Scann des bagages et questions en tous genre "Your name?" "Where do you come from?" "Are you travelling alone? Where do you live? Who leave at this adress?" "How long will you stay in S'pore?". Cq se mérite de rentrer, je vous le dis!

Cette fois, je suis en Malaysie!! Youpiyou!! Encore 4heures de bus...

Mes premiers pas en Malaisie

Evidement, rien ne se passe jamais vraiment comme prévu. C'est peut-être justement l'imprévu qui donne du croquant au voyage... Voici donc le récit de mes premiers pas en Malaisie.

Samedi matin, levée a 7h30, direction Jalan Peminmpin, alias PerlinPinpin pour les intimes. Autrement dit, direction le bureau. Et oui, pas de sortie programmée pou ce quatrième week end à Singapour. J'ai demandé a finir mon stage deux jours plus tôt pour profiter d'une pleine semaine a Bali mi-septembre, et je dois rattraper ces jours par anticipation.

Toute pinpante en ce samedi matin, je m'apprete à continuer mon passionnant calcul de coûts de revient, qui venait tout juste de se débourber, et donc a devenir interressant. Et c'est là que les buzeries commencent... Je trouve porte close, mon collègue ayant gentiment oublié que je lui avait demandé de garder la porte ouverte... Apres avoir grogné un bon coup, je prends le chemin de la maison, il est à peine 9h00. En route, je me dis que non, ce n'est pqs possible, je ne passerai pas un week end de plus à Singapour, ça suffit comme ça.

A peine arrivée, j'enfile mon sac-à-dos, je chausse mes hollandaises, direction la gare routière. Après avoir un peu tourné pour la trouver (et on se demande comment je peux faire autant de kilomètres à pieds... il suffit de me mettre un plan entre les mains!), j'apprends que le prochain départ n'est qu'à 13h30, mais il est dejà midi... Juste le emps de déjeuner et de faire du change que voilà l'heure du départ.
Arrivée 5 heures plus tard a Malacca...

samedi 17 juillet 2010

Mon (presque) week end a Kuala Lumpur

Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie. Metropole de plus de quatre millions d'habiant, elle n'a émergé qu'il y a 150 ans seulement. Arrachée a la jungle, la ville doit sa renaissance et sa fortune à ses gisements d'étain... STOP: Vous n'en saurez pas plus.

Reveil aux aurores, 4h30 du matin. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, n'est ce pas? Et bien moi j'ai pris de l'avance, je n'ai pas ferme l'oeil de la nuit, de peur de rater le départ. J'enfile mon sac a dos et je me lance à l'assaut de l'inconnu. A peine sortie de l'immeuble, je suis assaillie par des trombes d'eau. Il a plus toute la nuit, et j'ai eu l'optimisme de croire que ça allait s'arreter. Je n'ai jamais vue une telle "dégelade". Ce n'est même plus de la pluie, c'est comme marcher sous une cascade!



Le temps de traverser la résidence, malgré mon parapluie je suis trempée. Le service de réservation des taxis est injoignables, mais j'arrive à en héler un sur le bord de la route. Direction, l'aeroport.

Mon vol est effectivement affiché, mais "Cancelled". Euh?? Grand moment de doute... Cancelled, ça veut bien dire annuler n'est ce pas? Attends, c'est pas possible, je dois faire une erreur, ils ont pas pu m'annuler mon vol pour KL quand même??? Pas eux, pas moi!!

Les passagers fontout de même la queue. Je m'insère parmis eux... Tiger Airways nous propose de nous basculer, si on le souhaite, sur le prochain vol, à ... 16h10! Ou bien de rembourser. Je me dis que j'ai le temps de filer à la gare routiere, et de monter dans le 1er bus pour KL et ainsi de visiter la ville. Mais en sortant de l'aeroport, il pleut encore plus... Résignée, je prends le premier taxi, direction la maison. KL attendra bien le prochain week end...


Explications climatiques: il y a eu un typhon en Chine du Sud, qui a apporté avec lui des pluies diluviennes, qui ont touchées les pays voisins. Pour info, il y a au moins 87 morts et une centaine de disparus aux Philippines et en Chine.


Conclusion de la journée: il y a fini par faire un temps superbe (ou presque). Ma coloc' était bien surprise de me retrouver couchée.
RDV a KL peut être le week end prochain... ou un autre!