lundi 13 mai 2013

Coup de gueule, coup de blues... Le Caire 2013...

Découvrir le Caire, ne serait-ce que quelques jours, réserve son lot de bonnes et de mauvaises surprises. L'incroyable passé de l'Egypte Antique, ses trésors préservés, ne doivent pas occulter la période de troubles que traverse le pays. Il n'y a plus ni touristes, ni devise,s ni médicaments, ni eau potable ni même pétrole. Effarant (et effrayant). L'islamisation est galopante et la Banque Centrale est sous perfusion qatarie. Le vendredi soir, lorsque la place El-Tahrir s'enflamme, après deux mois d'accalmie, les débordements peuvent être imminents. Pas de prise de risque inutile, mais tout le temps cet étrange sentiment de plongée dans les ténèbres.
Misère sociale tant qu'économique. Alors qu'en Inde on repart presque quiet en imaginant que les enfants des rues auront un avenir meilleur que celui de leurs parents, ici on se demande quel sens prendra le mot "futur"...

Coup de coeur: les souffleurs de verre

Images coup de coeur d'une famille de souffleurs de verre rencontrée par le biais de Céline.


Dans ce capharnaüm, on trouve de tout et de rien (parfois beaucoup de rien) mais toujours de la bonne humeur et des sourirs.



La famille habite dans une "cité des morts". Dès le milieu du XIXème siècle, la pression démographique de la ville en pleine expansion trouve son exutoire dans les nécropoles : des quartiers d'habitations se créent au milieu des tombes. Les plus démunis et les nouveaux arrivants venus des campagnes y trouvent refuge. Bien qu'illégale, cette occupation des cimetières est largement tolérée par les autorités. Et si vous regardez bien, Nicolas est appuyé sur une tombe: véridique!
 

Le Caire, tentaculaire et déroutante

Le Caire... Nous quittons en pensée l'Egypte des pharaons. Retour dans l'histoire contemporaine. Une histoire récemment malmenée, bousculée, révolutionnée. Un printemps des peuples qui ouvre un avenir bien sombre, des espoirs déchus, mais peut être espérons-le une petite lueure d'espoir...
L'Egypte va mal, le climat est tendu.
Céline nous conduit au travers de cette cité tumultueuse, guidée expérimentée de ces quartiers qu'elle connaît par coeur.



Café du vieux Caire

Magalopole africaine, seconde ville la plus peuplée du continent, Le Caire compte plus de 15 millions d'habitants. Notre virée urbaine commence par le quartier Copte, c'est à dire le quartier chrétien du Caire. Vide de vie et sans réel attrait, nous ne faisons que passer. Direction ensuite le Caire Islamiste, comprenez le vieux Caire, celui qui grouille de vie, de bruits, d'odeurs et de couleurs.

L'expansion galopante de l'islamisation rend l'atmosphère pesante. Nous sentons bien que notre présence n'est pas la bienvenue dans certaines rues, nous tournons les talons. Parfois les Niqqab remplacent les foulards, les barbus sont omniprésents et les versets du Coran envahissants. Ainsi va l'Egypte d'aujourd'hui.




Marché au textil (et sous-vêtements!)


Pâtissier cairote

L'Egypte post-révolutionnaire est marquée par des explosions en tous genres: troubles sociaux, politiques mais aussi urbanistiques. Les constructions fusent en périphérie de la ville, anarchiques, illégales et surement frauduleuses. Habitations inachevées, inhabitées et insalubres.

Constructions sauvages en périphérie du Caire



lundi 6 mai 2013

Sur les traces des pharaons...

Un long week end au Caire laisse planer bien des mystères sur cette civilisation jadis brillante, dont il nous parvient de célèbres vestiges.
Après un voyage nocturne, nous arrivons au Caire à 4h du matin. Le temps d'une douche et d'une siestouille, nous voilà prêts à nous engoufrer dans les couloirs du temps... Direction Ghizeh et ces célèbres pyramides.

A l'heure où les rares touristes somnolent encore, nous embarquons dans une épopée historique et culturelle hors norme. Surgie du fond des âges, la civilisation de l’Égypte antique fascine tous ceux qui ont entrepris de remonter le cours lent et majestueux de son fleuve emblématique : le Nil.



Il y a les célèbres pyramides de Ghizeh, bien sur... Le sphynx, Obélix (heu, non, il n'était pas là!). Et puis, à quelques kilomètres de là se trouve le complexe funéraire de Saqqarah et la plus ancienne pyramide, dite pyramide à degrés. Ce site, de plusieurs hectares, recèle de rares merveilles, dont quelques mastabah (tombeaux) ensevelis et couverts de hieroglyphes et autres peintures murales...
Telle une bande dessinée, les fresques nous laissent imaginer ce que fût cette civilisation il y a près de cinq mille ans... Une pensée nous traverse: que restera-t-il de la période de l'homo economicus dans plusieurs milliers d'année?

Dans une pyramide... Attention, le plafond est bas :)

Pyramide de Saqqhara, la plus ancienne, dite "pyramide à degrés"


Un sarcophage monolithe (d'une seul bloc)




Fresque à l'ocre jaune, tombeau du ministre des finances





dimanche 20 janvier 2013

Déambuler dans Sarajevo, aux confins de l'Histoire

Août 2012, j’ai décidé de rencontrer l’Europe. Porte d’entrée par les Balkans. Mon périple ferroviaire m’a conduit d’Istanbul vers la France à travers les PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale). Je sens déjà que ma curiosité ne s’est pas satisfaite de cette traversée, trop éparse, trop directe. Elle a laissé sur le bas-côté trop de cités, trop de régions, trop de pays. Un retour sans détour, montre en main pour un retour fixée à la rentrée. Déjà il me brûle de rattraper ces impairs…
Sarajevo… Juin 1914, l’attentat de Sarajevo met en feu aux poudres dans les Balkans. L’assassinat de François Ferdinand plonge le monde dans la première guerre mondiale et par échos, dans le XXème siècle.  Au loin, le fantôme du fracas des armes. Un siècle d’une histoire mouvementée, malmenée, tourmentée…
1995, le spectre de la guerre me revient sans cesse. Les images des casques bleus sur les écrans de télévisions, les titres des journaux qui évoquent sans cesse cette guerre fratricide. Que reste-t-il de ces souvenirs d’enfant ? Pourquoi cette ville, Sarajevo, continue d’attirer ma curiosité au point que je brûle d’envie d’y mettre les pieds, de traverser le temps et l’espace pour apprécier toute sa complexité ?
8 mai 2013, 6h55, nous embarquerons sur le vol Lufthansa LH2241, direction Sarajevo… A suivre !