vendredi 21 juin 2013

La curiosité nous presse.. Poser les pieds dans une autre ville, dans un nouveau pays. Passer une frontière, encore une. Boulimie de kilomètres avalés, facilement, peut être trop... Pousser encore plus loin cette curiosité de voir et de rencontrer. Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvé à Dubrovnik, en Croatie, bien loin des cités-étape que nous avions envisagé. Qu'importe, les itinéraires sont faits pour être contournés!

Parties à l'aube de Mostar, nous quittons rapidement la Bosnie. A peine 50 minutes de route, nous arrivons à la frontière. Les formalités accomplies, sans même descendre du bus, nous entrons tout à la fois dans l'union Européenne et en Croatie, temple sacré du tourisme de masse, bon marché et ensoleillé.

Dubrovnik... On l'appelle parfois la perle de l'Adriatique. Imaginez des maisons couvertes de tuiles roses, un enchevêtrement savamment organisé de ruelles, palais et couvents, le tout ceint par de magnifiques remparts.





lundi 13 mai 2013

Mostar, son histoire glorieuse, son pont et sa reconstruction

La ville de Mostar s'est trouvée, très tôt, au croisement des routes commerciales entre l'Orient et l'Occident. Son pont, d'abord de bois puis de pierre, était l'un des seuls passages de la rivière Neretva. il constituait donc un haut lieu stratégique et un point d'échange commercial d'importance.
La ville tient son nom du pont, littéralement MOSTARI "le passeur du pont", celui à qui il fallait payer l'impôt et qui gardait les lieux.

Les photos ne le rendent pas suffisament bien, mais les eaux de la Neretva, tantôt tumultueuses tantôt placides, sont bleues émeraude.






[suite à venir]

Sarajevo, nous y voilà

Sarajevo, merveille des Balkans. La seule ville au monde avec Jérusalem où l'on peut trouver dans un même quartier des mosquées, des églises orthodoxes, des synagogues et des églises catholiques. Ancienne capitale culturelle, son rayonnement allait au delà des frontières. Le charme désuet de la princesse des Balkans ne suffit pas à estomper le spectre de la guerre. Omniprésente, elle peine à disparaître malgré les investissements massifs de la communautés internationnale. Chaque coin de rue a une histoire, tourmentée et violente, loin de la gloire passée.

Vue sur la ville depuis la coline du Château (photo prise avant l'assaut des chiens errants...)


Place centrale de la vieille ville et ses Mosquées


Cathédrale catholique
Eglise orthodoxe

Synagogue

La bibliothèque nationale de Sarajevo était le plus grand trésor culturel des Balkans. Un million et demi de livres, dont 155 000 livres rares et 500 manuscrits. La totalité de la littérature bosnienne se trouvait là. Le bâtiment lui-même était un chef-d'oeuvre d'architecture, construit au XIXème siècle dans le style néo-mauresque. Dans la nuit du 25 au 26 août, la bibliothèque est bombardée et détruite. 80% des livres disparaissent dans l'incendie. Un immense carnage culturel.
Il y a quelques années, la reconstruction de la bibliothèque de Sarajevo a commencé. Mais elle a été arrêtée, faute de moyens. Les livres, eux, ne reviendront jamais...

Ancienne bibliothèque nationale
Les colines qui entourent la ville sont ponctuées de cimetières, tristes vestiges d'une plaie encore béante, celle de la haine entre les peuples.

Cimetière sur une coline de Sarajevo
Le marché de la place Markale est tristement célèbre. Elle fût le théâtre de deux massacres de civils commis par l'armée de la République serbe de Bosnie lors du siège de Sarajevo. La première attaque, le 5 février 1994, fit 68 morts et 144 blessés, tandis que la seconde, le 28 août 1995, fit 37 morts et 90 blessés.
Dans les deux cas, la provenance des tirs fut controversée. Les forces serbes assiégeant la ville ont affirmé ne pas être à l'origine de ces tirs, accusant au contraire l'armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine de bombarder son propre peuple pour pousser l'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à intervenir. Lors de la première attaque, les rapports d'experts ne permirent pas de déterminer avec certitude la provenance des tirs de mortier, cependant l'OTAN réagit en imposant aux forces serbes, par un ultimatum, de retirer leurs armes lourdes des alentours de Sarajevo. Après la seconde attaque, l'OTAN déclencha une campagne de bombardements, l'opération Deliberate Force.
Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a conclu à la culpabilité de l'armée serbe pour les deux attaques

Marché de la place Markale



Vue sur la ville



Coup de gueule, coup de blues... Le Caire 2013...

Découvrir le Caire, ne serait-ce que quelques jours, réserve son lot de bonnes et de mauvaises surprises. L'incroyable passé de l'Egypte Antique, ses trésors préservés, ne doivent pas occulter la période de troubles que traverse le pays. Il n'y a plus ni touristes, ni devise,s ni médicaments, ni eau potable ni même pétrole. Effarant (et effrayant). L'islamisation est galopante et la Banque Centrale est sous perfusion qatarie. Le vendredi soir, lorsque la place El-Tahrir s'enflamme, après deux mois d'accalmie, les débordements peuvent être imminents. Pas de prise de risque inutile, mais tout le temps cet étrange sentiment de plongée dans les ténèbres.
Misère sociale tant qu'économique. Alors qu'en Inde on repart presque quiet en imaginant que les enfants des rues auront un avenir meilleur que celui de leurs parents, ici on se demande quel sens prendra le mot "futur"...

Coup de coeur: les souffleurs de verre

Images coup de coeur d'une famille de souffleurs de verre rencontrée par le biais de Céline.


Dans ce capharnaüm, on trouve de tout et de rien (parfois beaucoup de rien) mais toujours de la bonne humeur et des sourirs.



La famille habite dans une "cité des morts". Dès le milieu du XIXème siècle, la pression démographique de la ville en pleine expansion trouve son exutoire dans les nécropoles : des quartiers d'habitations se créent au milieu des tombes. Les plus démunis et les nouveaux arrivants venus des campagnes y trouvent refuge. Bien qu'illégale, cette occupation des cimetières est largement tolérée par les autorités. Et si vous regardez bien, Nicolas est appuyé sur une tombe: véridique!