samedi 18 août 2012

Vienne, entre conformisme et audace

Excellente surprise de ce voyage. Je n’attendais pas grand-chose de cette capitale, placée là comme un tampon entre deux étapes indispensables, Budapest et Prague.

La rigueur autrichienne est vite compensée par la richesse de la ville. Il y a bien sur les chefs d’œuvre de l’art baroque (Cathédrale Saint Stephen), les somptueux édifices impériaux (château de Schoënbrun), les parcs et jardins. Vous n'aurez pas beucoup de photos de la Vienne des cartes poostales, de la cité impériale. Il faut croire que cet aspect de la ville n'intéressait pas mon appareil!



Toit de la cathédrale

Uen petite visite à Sissi dans son château

Jardins impériaux


Et puis il a la rupture, la Secession. Le tournant des années des années 1900, le changement de siècle, la lassitude avec l’Art officiel et élitiste.

Pour alterner avec les immanquables classiques et les églises Baroques (pour lesquels je sur-sature !), j’ai sauté sur mon plan à la découverte de ce que Vienne fait de mieux en matière de Jugenstyle : Hauffman, Wagner, Ulrich, Klimt, Shielle, ils étaient tous là… (article à suivre sur le Juggenstyle - pour les non initiés et les curieux!)



Maison Majorique - Haufman



Palais de la Secession

Vitrine de la Secession viennoise



Petites rues du vieux centre
 Petite curiosité, en dehors de tout parcours conventionnel. A votre avis, qu'est-ce que c'est?
(réponse dans la légende de l'image!)


... un incinérateur d'ordures en plein centre ville!


Côté gastronomie, pas grand-chose à se mettre sous la dent… Des escalopes panées en veux-tu en voilà, des saucisses à toutes les sauces et plus encore, bref, rien de bien folichon. A ne manquer sous aucun prétexte, la Sachetorte de chez Sacher, une Institution ! Pour la recette, c’est un gâteau au chocolat dont seuls eux ont la recette, garni en son milieu d’une couche de confiture d’abricot et recouvert d’un épais glaçage au chocolat. Le paradis des gourmands !


Le chameau AIME!!!

La vraie est signée "Sacher"!


jeudi 9 août 2012

Budapest (2/2): by night

La colline du Chateau, Buda


 


Les meilleures :)

Budapest, la perle du Danube (1/2)

Après 15h de train (je vous vois déjà dire "et bien, faut aimer ça!"), me voilà fraichement (ou pas!) arrivée à Budapest.

Un court séjour "en famille" chez ma colloc préférée, plus pour des retrouvailles que pour des visites. Mais ami lecteur, ne t'inquiète pas, tu auras tout de même quelques photos à te mettre sous la dent.

La ville ne m'avait pas enchantée il y a 5 ans, lors de ma première visite. Cette fois, le charme a opéré. peut être est-seulement mon regard qui a changé, mais la ville semble transformée. Il n'y a plus (ou moins) cette grisaille intempestive, les bâtiments ont été précotionneusement nettoyés, rénovés, restaurés. Par contre, les Hongrois sont toujours aussi désagréables... bref!

Une fois encore, c'est à pieds que je prends le plus de plaisir à découvrir la ville, la tête en l'air pour en apprécier la délicate architecture... A force de ne pas monter dans le tram ou le métro, j'ai peut être un peu trop forcé sur les kilomètres...

Les aventures de Dovlet au Zoo
Dovlet retrouve de lointaisn cousins

Bah quoi, t'as jamais vu de chameau turkmène? Tu veux ma photo????
Visite de Pest 

La Grande Synagogue, deuxième plus grande derrière celle de NY

Détail de la Synagogue

"Qu'est-ce qu'être Hongrois?", où comment le nationalisme avance à peine masqué...

Place des Héros

Parlement (détail - vue arrière)

Parlement
 Vue sur Pest depuis Buda





samedi 4 août 2012

Bucarest, ville de contrastes

Bucarest... Je dois dire que je n'attendais pas grand chose de cette ville. Finalement, la ville a un charme certain et est bien plus dynamique que Sofia.

Visite du centre historique de la ville. Il n'y a ici absolument aucune unité architecturale. Les immeubles ont été construits les uns à côté des autres, tantôt pour ressembler à Paris, tantôt selon le souhait d'un architecte farfelu.
Bucarest est souvent appelé le petit Paris, et pour cause...

Puis les années communistes sont arrivées, avec leur lot de béton armé et de grisaille. Le quartier historique a été en partie rasé par la folie de Ceaucescu, afin de batir ce qui deviendra le Parlement.
Second plus imposant bâtiment au monde derrière le Pentagone, il est parait-il visible depuis la lune. Pour faire réver mes lecteurs du BTP, quelques chiffres: 60 000m² de plancher, 2 550 000m3 de volume, 12 étages, 270m de long, 240m de large, 86m de haut! Bref, une oeuvre autocratique s'il en est!

Les quartiers alentours ont subi la folie furieuse des bulldozers pour laisser place à des ministères et autres bâtiments d'Etat. Mais il suffit de passer au delà de ceux-ci pour trouver des quartiers "populaires", HLM gris et bétonnés, où on ne compte plus les échoués de la société...

 












Le Parlement (et Dovlet!)

vendredi 3 août 2012

Notes de voyage

Mercredi 1er août, quelque part entre Sofia et Bucarest.

Le train court à lente allure en direction de Moscou.
Je n’ai aucune idée du temps que ça leur prendra, au train et à ses voyageurs, pour rejoindre la lointaine capitale russe. Ils ont tout prévu, le pique nique, le plein ravitaillement, les jouets pour les petits. Après une nuit dans ce compartiment, je descendrai à Bucarest…

Le train a quelque chose de magique. En cette première soirée d’août, je me sens voyager. Il n’y a plus autour de moi la foule de touristes, étudiants et routards, qui m’envahissait à Sofia. C’est un peu égoïste, mais seule, dans le compartiment de ce wagon, entourée de russophone, je sens vibrer l’âme du voyage. Le ronron du train sur les rails me berce lentement. 9 heures à sillonner les rails, de la Bulgarie à la Roumanie.

Le voyage en train à la lenteur pour seule devise. Alors qu’un avion mettrait seulement 1h30, j’en prendrais 9. Neuves heures ballotée dans cette machine qui fonctionnait jadis à la vapeur. Le voyage en train, c’est la découverte d’une tranche de vie, laissant apparaitre le quotidien de ses voyageurs. Je me souviens de l’Inde, première épopée ferroviaire, je revois les gens que nous y avons rencontrés. J’espère que ce retour par la voie des rails sera aussi riche en rencontres…

Dehors le paysage défile. Il fait nuit maintenant, je ne distingue plus que les silhouettes tantôt élancées, tantôt empâtées, des montagnes que nous traversons.

Le tohu-bohu de la machine qui m’entraine plus à l’est me berce, mon esprit vagabonde. Quelle délectation. J’ai l’impression de quitter le XXIème siècle, où tout n’est que vitesse et précipitation, pour renouer avec ce que j’imagine être les sources du voyage.

Moscou pour terminus, je n’irai pas si loin… J’aurai pu, et je repense à la façon dont j’aurai pu gagner Paris depuis Ashgabat. S’eut été aisé, mais onéreux (sans compter les réticences de l’entreprise qui me laissait partir !) et je n’aurais pas vu la Turquie, ni mes camarades turcs préférés à qui j’envoie une lointaine pensée…

Pour une raison que j’ignore, les inter-railleurs (= ceux qui ont fait l’acquisition d’un pass interrail pour voyager à travers l’Europe) ont tous pris la direction de Belgrade. La mignonne cité m’a déjà accueilli il y a quelques années...

La porte du wagon fermée, le lit est prêt à recevoir mes songes pour une nuit, en chemin pour Bucarest… Le voyage sera peut être secoué de « kontrol bilet », mais j’en doute. La contrôleuse, aimable comme une porte de prison, a récolté les billets des passagers de son wagon. Elle veille au grain afin que l’ordre règne. Je pense que la nuit sera calme…