jeudi 23 janvier 2014

Safaris et compagnie

Lundi 05 janvier 2014, attaque subite  de singe

18 :30, nous rentrons d’une journée de safari. La pluie s’abat sur la savane. Malgré nos effort, nous n’avons pas vu de léopard. Il était pourtant tout proche... D’autres explorateurs nous l’ont signalé. A 1,3km dans un arbre sur le côté gauche de la route. Rien. On a observé un à un chacun des arbres, rien. Je veux voir un chat, un gros chat tâcheté... Mais ce ne sera encore pas pour aujourd’hui.
La journée a pourtant commencé en fanfare. 4 :20, le réveil sonne. Nous avons rendez vous avec deux rangers pour une marche matinale de 5 à 8 :00. Nous montons dans un 4x4 safari, 9 places, que nous partageons avec un couple de hollandais habitant à Londres. Elle travaille dans une entreprise suisse de prospection pour sites pétroliers offshore. Ils viennent passer 3 semaines en Afrique du Sud, du Cap à Johnesbourg, gros programme, chargé en kilomètres !

A peine sortis du camp, nous tombons nez à nez avec un groupe de chiens sauvages. Des cabots au pelage couleur camouflage et aux petites oreilles rondes. Une meute d’une quinzaine d’individus, plus vilains les uns que les autres ! A quelques encablures, sur notre gauche, il se lève nonchalamment et s’éloigne en rugissant. Un lion, le roi des animaux, dans toute sa splendeur. Crinière au vent, brushing impeccable, il a de la classe l’animal ! La matinée s’annonce forte en émotions… S’en suivent 3 heures de marche à travers les fourrés, jusqu’à atteindre une colonie d’éléphants. Les deux rangers nous présentent la faune et la flore, titillent les araignées, asticotent les termites, nous font goûter des fruits sauvages (plus mauvais les uns que les autres !).





Déjà l’heure du retour et de la sieste de 9h30 ! Trois heures à larver plus tard, un barbecue royal et quelques litchis, nous reprenons la route. Il est 13h30, nous avons 5 heures devant nous…

Safari… safari… Lion, léopard, buffles, éléphants, rhinocéros. Les « big five » comme on les appelle. N’oublions pas tous leurs collègues, tout aussi intéressants : girafe, hippopotame, babouins, gnous, antilopes de tous poils. La veille du premier safari, quelle montée d’adrénaline. Tous ces animaux, si proches. Leurs cris qui fendent la nuit, le mystère qui les entoure, l’imagination qui galope. Les rêves qui prennent vie. Il fait nuit noire. « Un animal droit devant », réveil des troupes en sursaut. La réalité est rattrapée par mes songes. J’ai réveillé toute la maisonnée en levant l’alerte sur l’animal imaginaire. Au même moment une bête, bien réelle, nous comble de son grognement : hyène ? lion ? Nul ne sait…
Depuis, nous les avons presque tous vus. Tous, sauf les félins qui nous narguent. Léorpard et guépard se jouent de nous. Il nous reste 2 jours pour leur mettre le grappin dessus. Ne désespérons pas…
Pour l’heure, retour au camp. Les consignes sont claires, retour impératif pour 18h30. Trois minutes avant l’ultimatum, nous passons les portes. Arrivés à notre tente safari, nous constatons que nous avons été victimes d’une attaque de singe, les babouins sûrement. Au travers les grillent qui entourent le garde-manger, ils ont vandalisé le carton contenant les litchis, déchiqueté le paquet de pain de mie et explosé la boîte à œufs. Un carnage ! Il nous reste à pleurer les délicieux fruits exotiques dont ils se sont emparé et à nettoyé ce qui doit l’être. Fichus Monkey !

Afrique du Sud, quand tu nous tiens....


Comme tout voyage qui se veut exotique, il a son lot de rebondissements, imprévus et autre moments de perditions... Te connaissant, lecteur, je sais que tu attends avec impatience le récit de ces buzeries (ou Marinades, comme reconnaitront certains!).

Buzerie n°0 : prendre le départ avec une otite virant sur l'angine, à deux doigts de la pneumonie... Allez, c'est à peine exagéré mais avec 12 heures de vol à l'air asséché et d'innombrables pas-perdus dans les aéroports, ça vous soigne pas un rhume ça! Merci Humex, qui a sauvé mes vacances!

Buzerie n°1 :
s'imaginer que partir en Afrique du Sud signifie nécessairement partir au soleil... Loupé, il pleut (et pas qu'un peu!). Mon k-way m'attend sagement à Paris, dans mon armoire. Remarquez, il est au sec, lui!
Et qui avait mis au programme des deux premiers jours de grandioses randonnées dans les reliefs escarpés du Darkensberg? Des paysages à couper le souffle...noyés dans un épais brouillard? Du coup, le tandem d'aventuriers s'est tout de même lancé à l'assaut des chemins, trempés jusqu'à l'os dès la première demi-heure. Visibilité zéro, dommage, ça aurait pu être très très beau!
Nous avons donc terminé l'après midi devant TV5-Monde à regarder des séries béninoises...

Buzerie n°2 : Partir sans GPS.
Voyageur organisé, Nicolas a imprimé tous les itinéraires Google Maps entre chacune de nos destinations. Il a également acheté une carte routière du pays (pour l'échelle, on aurait eu du mal à trouver plus grand, mais c'est tout ce qui se faisait à la librairie).
Après déjà 4h de voie rapide, c'est au tour de Schoumimi de prendre le volant sur les petites routes. Au rond point, à gauche. Allez zou... Ensuite, on ne sait pas bien ce qui s'est passé. La route passe de l'asphalte à la rocaille, puis à la terre battue. On avale les kilomètres à une allure folle. 60 km/h sur la piste, à slalommer entre les nids de poule et les saignées, à éviter les chèvres et les bambins.
Enfin, quand même, ça fait long cette piste non? On n'en voit pas le bout.
D470? Euh, c'est plus la D618?
Zut, on est où là? C'est pas écrit sur la carte.
     Marine "On ne peut pas se tromper, il n'y a qu'une route, c'est forcément la bonne".
     Nicolas "enfin, quand même, on pourrait ptèt demander aux gens?"
     Le "gens" en question : "oulala... Santa Lucia? It is very far away..."
     Marine "far away comment?" Et là il nous montre où on est sur la carte, enfin à peu près car on ne sait pas trop où on peut bien être... Le drame, pas du tout sur le bon chemin!
     Le monsieur : "follow me"
Et nous voilà lancés pendant près d'une heure et demi sur une piste qui cavale dans les montagnes, à n'en plus finir. 17h, la nuit tombe dans 1h30 et on est toujours au milieu de rien.
     Nicolas "On va pouvoir essayer le concept de "J'irai dormir chez vous" "
On est à ce moment au grand milieu de nulle part, les montagnes s'étendent à perte de vue. Les versants sont parsemés, ça et là, de rondavelles, les maisons traditionnelles. Il y a plus de vaches que d'habitant. L'image de l'Afrique, verdoyante, qu'on imagine. Et nous y sommes. Bien dedans là d'ailleurs. P***** mais on est où???
     Marine : Allez, on croise les doigts, il va peut être y avoir une route bitumée au prochain carrefour?
Toujours pas de route bitumée. Deuxième, première, ça monte, rétrograde, le trou. Aïe, la suspension. "Attention la vache!" "La chèvre". "Un vélo en sens inverse". "Roule pas tant à gauche, le fossé!".
Et enfin, nous y sommes. Notre sauveur du jour nous a conduit sur la High Way. il reste encore une heure de route mais nous y sommes presque. Échange de numéros pour s'assurer que nous arriverons sains et saufs.

Voilà les premières buzeries de ces trois premiers jours. Prometteur n'est-ce pas?
Arrivés à Sainte Lucie, il fait 25 degrés et du soleil. Demain plage et rencontre avec les hippo...

La vue...sans la vue!
Carnet de sécurité : à renseigner avant tout départ en treck et à signer au retour

La vue...le jour du départ :(

Notre camp


31/12/13... 28° et plage de sable fin



Dernier coucher de soleil de 2013



Virée dans le désert... Dunes, sable et soleil :)






Doha, 5 Octobre 28 degrés... Tout va bien!

Rendez-vous est pris, presque sur un coup de tête. Dans 15 jours, direction Doha, au Qatar. 
Une famille d'adoption, au grand coeur, m'attend sur place. Une tribu alsacienne rencontrée au Turkménistan qui s'est envolée pour de nouvelles aventures au Qatar. Aventures professionnelles et personnelles, culturelles et dépaysantes. Doha, cité sortie de nulle part, apparue en plein désert. Ces immenses buildings ont remplacé un village de pêcheurs. Qui pourrait croire ce à quoi ressemblait Doha il y a 20 ans?

Quelques jours avant mon départ, Envoyé Spécial proposait un reportage sur le Qatar. Un pays qui faisait simultanément les gros titres des journaux en raison des scandales à répétition dans le BTP sur le traitement des ouvriers... Ca me fait doucement sourire, le coup de la vierge effarouchée : comment le Qatar a-t-il reçu la coupe du monde de football? Elles ont bon dos de s'indigner, les puissances européennes...

Doha, cité en construction sortie de nulle part, temple de l'hyperconsommation et d'un puritanisme d'opérette. Étrange mélange! Intéressante découverte, très agréable pour une poignée de jours. De là à y habiter, je dois dire qu'il y a un frein rédibitoire : les restrictions à la libre circulation des personnes

Nous sommes allés vadrouiller dans le désert en 4x4, sortie bien loin des sentiers battus. Incroyable sentiment de liberté. Des dunes à pertes de vue, un soleil sans égal et une mer chaleureuse... Je suis rentrée avec des souvenirs plein la tête, un incroyable dépaysement! 

Ici c'est maintenant vraiment l'hiver, bien loin du climat clément du Golfe... 


Vue de la Corniche

Musée des Arts Islamiques à la tombée du jour

Souk de Doha, artificiels et presque vrais!

Doha Business Center

Un Qatari (et non une femme en robe!)

Chantier éternel