mardi 21 août 2012

Cracovie: rescapée des pages sombres de l'Histoire

Emportée par l’envolée lyrique du Guide du Routard sur la Belle Cracovie, je dois dire que j’en attendais plu d'elles. Après avoir parcouru dans tous les sens les perles de l’Europe de l’Est (Prague, Vienne et Budapest), le défi était de taille pour la petite polonaise.

Alors si la ville ne m’a pas fait rêver par sa beauté, elle m’a touché par sa personnalité et sa résistance face aux vicissitudes de l’histoire. S'aventurer dans l'ancien quartier juif, puis dans le guetto et enfin traverser les couloirs du temps dans l'usine de Schindler, autant de moments poignants et déroutants devant ce que l'homme peut faire de meilleur...ou de pire


 
Citadelle

Citadelle

Dragon, une légende aux sources de la ville...

Cathédrale

Place de la Cathédrale et Halle aux Draps


Mine de sel

Mines de sel

Mines de sel: remarquable travail de l'Homme


 L'usine de Schnidler
Pour ceux qui n'auraient pas vu le film "La liste de Schindler", et même pour les autres, une visite dans ce superbe musée s'impose. Oskar Schindler était un industriel allemand qui a sauvé durant la seconde guerre mondiale plus de 1 100 personnes, majoritairement juives, en les faisant travailler dans sa fabrique d'émail et de munitions. Une muséographie parfaite qui retrace l'histoire de la population de Cracovie, juive ou non, de 1929 à 1945.


 
 
Quelques curiosités de Cracovie...
 
Les crèches en papier de chocolat! Et tous les ans, un grand concours a lieu à l'approche de Noël. Kitchissime mais vrai!
 

Les raviolis: à la viande, aux pommes de terre, au fromages ou encore ... sucrés! Ils se mangent à toutes les sauces. Le week end du 15 Août, c'est la fête des Raviolis! A ne manquer sous aucun prétexte n'est-ce pas?



Photo bonus...

La fatigue sûrement...

 

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Cocktail Praguois: Retrouvailles en famille, Indiana Jones et Art nouveau

Prague : la vieille Ville et la colline du château (mais pas d'Indiana Jones!)
Les images du Pont Charles habitaient mon esprit depuis bien longtemps. Je revois Indiana Jones le traverser, sauter d’une statue à l’autre et enfin atteindre le château. Même si la foule qui l’envahissait en ce week end d’août enlevait un peu de charme au lieu, la magie ne cessait d’opérer. Quand enfin le soir approche, sur ce ciel chargé d’orage, les rayons du soleil balayent la vieille ville et lui confèrent un charme indéniable.

Petite mise en bouche: les TRDELNIK, sorte de crèpe briochée à la canelle








La tribu (presque) réunifiée, le chameau en prime!








Prague, quand la Secession trouve sa libre expression
Contrer le conformisme de l‘architecture classique et l’industrialisation à outrance, faire la part belle aux lignes courbes et faire de l’Art un Art total, tels étaient les crédos de ce mouvement qui nait au tournant du XIXème siècle à travers l’Europe. Guimart en France, Horta en Belgique, Gaudi en Espagne, Klimt et Wagner en Autriche, Mucha à Prague, voici les plus connus. S'il comporte des nuances selon les pays, les critères sont communs : l'Art nouveau se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total qui occupe tout l'espace disponible afin de le rendre favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. S’entremêlent élégamment tous les artisanats : ferronnerie, mosaïque, peinture, sculpture, orfèvrerie et bien sur les arts décoratifs.


Art Nouveau "tardif", proche Art Déco


Maison de l'ancien Quartier Juif


Un d'art soviétique pour la route? Un vrai chef d'oeuvre de propagande. Quand les idéaux s'expriment dans l'Art...



Perdus peut-être? Si peu...



 Quelques autres curiosités...

Humour pragois...

"Où est Charly?"...


... Euh... "Où est John?"




samedi 18 août 2012

Vienne, entre conformisme et audace

Excellente surprise de ce voyage. Je n’attendais pas grand-chose de cette capitale, placée là comme un tampon entre deux étapes indispensables, Budapest et Prague.

La rigueur autrichienne est vite compensée par la richesse de la ville. Il y a bien sur les chefs d’œuvre de l’art baroque (Cathédrale Saint Stephen), les somptueux édifices impériaux (château de Schoënbrun), les parcs et jardins. Vous n'aurez pas beucoup de photos de la Vienne des cartes poostales, de la cité impériale. Il faut croire que cet aspect de la ville n'intéressait pas mon appareil!



Toit de la cathédrale

Uen petite visite à Sissi dans son château

Jardins impériaux


Et puis il a la rupture, la Secession. Le tournant des années des années 1900, le changement de siècle, la lassitude avec l’Art officiel et élitiste.

Pour alterner avec les immanquables classiques et les églises Baroques (pour lesquels je sur-sature !), j’ai sauté sur mon plan à la découverte de ce que Vienne fait de mieux en matière de Jugenstyle : Hauffman, Wagner, Ulrich, Klimt, Shielle, ils étaient tous là… (article à suivre sur le Juggenstyle - pour les non initiés et les curieux!)



Maison Majorique - Haufman



Palais de la Secession

Vitrine de la Secession viennoise



Petites rues du vieux centre
 Petite curiosité, en dehors de tout parcours conventionnel. A votre avis, qu'est-ce que c'est?
(réponse dans la légende de l'image!)


... un incinérateur d'ordures en plein centre ville!


Côté gastronomie, pas grand-chose à se mettre sous la dent… Des escalopes panées en veux-tu en voilà, des saucisses à toutes les sauces et plus encore, bref, rien de bien folichon. A ne manquer sous aucun prétexte, la Sachetorte de chez Sacher, une Institution ! Pour la recette, c’est un gâteau au chocolat dont seuls eux ont la recette, garni en son milieu d’une couche de confiture d’abricot et recouvert d’un épais glaçage au chocolat. Le paradis des gourmands !


Le chameau AIME!!!

La vraie est signée "Sacher"!