lundi 23 juillet 2012

En route pour la Turquie

Dix jours, ce sera de toute façon bien trop court pour parcourir un aussi grand territoire... Alors un peu d'humilité, sautons de ville en ville pour en apercevoir paysages, coutumes, monuments et art de vivre.



Quand je ferme les yeux et que je pense à la Turquie, j'imagine Sainte Sophie au lever du soleil, une mer azure que surplombent des colines plantées d'oliviers, des bazars pleins de tapis, d'odeurs, d'épices, d'orfèvrerie. 
Il y a d'autres choses auxquelles je ne pensais pas et que je vais découvrir. Ces ruines antiques de cités greco-romaines, qui survivent au temps et s'accrochent à l'espace, des reliefs déchiquetés, rongés par l'érosion, des églises troglodytes sur les plateaux anatolyens. C'est un peu de tout cela que je vais chercher à travers ce voyage. Et aussi, j'espère, quelques restants de ces routes de la soie que je traque religieusement depuis mon départ mon l'Asie Centrale...
Encore et toujours des rencontres, que j'espère riches et variées, des retrouvailles de camarades de promo dans les villes qui sont leurs, des découvertes et des grands moments faits de petits riens...



En route pour de nouvelles aventures!

Vous n'imaginiez tout de même pas que ce carnet de voyage allait s'arrêter ainsi, sur un simple mot de la fin? Que j'allais sagement reprendre l'avion direction Paris?
Voici donc le progrogramme du mois à venir.

Après 10 jours à travers la Turquie, je vous embarquerai pour une épopée ferroviaire à travers l'Europe de l'Est.

Agrandir le plan
Istanbul, Sofia (Bulgarie), Bucarest (Roumanie), Budapest (Hongrie), Vienne (Autriche), Prague (République Tchèque), Cracovie (Pologne), Berlin puis Düsseldorf (Allemagne)et enfin Paris, avant l'arrivée en gare de Faremoutiers-Pommeuse, petit village de Seine et Marne.

La fin de l'aventure



-- FIN --


Ainsi s'achèvent 13 mois passés au pays du mouton boulli... Une expérience jalonnée de hauts et de bas, une expérience unique dans un pays suprenant, parfois déroutant. Des moment uniques, mais surtout partagés. Le TKM, c'est avant tout une aventures humaine. Une petite pensée pour celles et ceux qui ont participé à cette aventure, pour ceux qui sont partis mais surtout pour ceux qui restent!

A bientôt dans d'autres contrées...

dimanche 22 juillet 2012

Une histoire de chameau...

Les grandes histoires sont faites de petits rien...
Un dimanche après midi, en route pour le lac de Goeke Dope, agréable plan d'eau propice à la baignade. Dernier dimanche avant le départ...


Sur le bord de la route, il était là, il m'attendait. Ca sonnait comme une évidence.


Une presqu'embrassade (je me suis retirée dejustesse), une photo pour la route. Et zou, ainsi s'achevait notre très courte idylle!


Tapis Turkmènes...

Tapis, tapis... vous avez dit tapis? "J'aime pas les tapis". Bah oui, bien sur... Après avoir rabaché je ne sais combien de fois que je ne rapporterai pas de tapis, une mouche m'a piqué: j'en rapporte trois...(*)!

Au Turkménistan, le tissage du tapis est une tradition millénaire. Depuis toujours, ils ne sont pas considérés comme un simple objet de décoration que l'on pose au sol. Nés dans l'ancien Turkestan Oriental, aujourd'hui l'actuel Turkménistan, l' ouest de l'Afganistan, le nord de l'Iran et le sud de l'Ouzbekistan, le tapis est la mémoire du passé. Il retrace la mémoire de ce peuple de nomades depuis les IIèm-IIIème siècles.

Le tapis marque le temps, les saisons, la position sociale. Il est l'espace où l'on mange, où l'on prie, où l'on dort. Losqu'il n'est pas au foyer, il est à la fête et participe aux évènements importants qui marquent l'histoire de l'Homme: naissance, mariage, décès. Saviz vous que les mariées turkènes arborent un tapis sur leur tête au moment de leurs noces?

Erigé au tite de symbole national et d'unité des peuples, le tapis fait partie des fiertés de la nation. Les motifs, appelés Gul ou Goel, représentent les 5 régions du Turkménistan.


ils étaient d'usages mutliples: tentures murale, revêtement de sol... Faciles à transporter, isolants et fabriqués à partir de laine de chameau, de mouton ou encore de soie, ils étaient répendus dans toute la région du turkestan ().

Ils portent le titre générique de tapis de Boukhara, mais leurs motifs sont spécifiques à chacune des régions. On les reconnait aux Goël turkmène, ces "logos" caractéristique de leur région de production.
Les tapis ci-dessous sont tous en soie, tissés à la main. La couleur rouge est traditionnelle, mais d'autres teintes sont disponibles. Les tapis en soie changent de couleur suivant le sens, mais aussi suivant la luminosité. Simplement somptueux!







(*): Un grand merci à Marine, Gilles et Thierry qui m'ont filé un sacré coup de pouce dans l'épopée tapis!!